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Jarhead - la fin de l’innocence | Jarhead - la fin de l’innocence |
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| Écrit par Alex The Ghit | |
| 15-10-2007 | |
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« Jarhead », c’est le surnom que sedonnent les marines américains à cause de la coupe decheveux règlementaire du bon soldat US. Ça faitressembler leur tête à une jarre, ce qui est parfaitétant donné qu’elle doit être le plus videpossible... Jarhead est un film inspiré du roman autobiographiqued'Anthony Swofford, un jeune homme qui n’avait pas d’autrechoix, à la sortie du lycée, que de s’engagerdans l’armée. Il va vite être sélectionnépour devenir un sniper, corps d’élite des marines. Le film commence comme FullMetal Jacket,et on voit Swofford être formédans un camp à coup d’insultes et d'humiliations. Ce qui n'est pas dugoût de notre apprenti G.I., qui tente d’y échapper en se faisantpasser pourmalade. C'est alors qu’on lui propose de devenir un tireur d'élite. Quelle est la motivation première d’un sniper ?Tuer, tout simplement. On lui apprend donc à devenir une véritablemachine à tuer, à ne pas avoir d’étatd’âme, à désirer ça plus que tout aumonde. Et puis la guerre d’Irak première du nom débute.Commence alors pour Swofford une longue, une interminableattente pour mettre en pratique ce pour quoi on l’a formé. Jarhead est donc un film antimilitariste, et ce sur plusieursfronts. Il dénonce d’un côté ladéshumanisation de la guerre, parfaitement illustréepar ces G.I. qui errent dans le désert à la recherched’hypothétiques ennemis, et qui ne finissent que partrouver les cadavres carbonisés de civils qui cherchaient àfuir. On y voit aussi chacun de ces jeunes soldats coupésprogressivement de tout ce qui les reliaient à la vie civile.Leurs petites amies ou femmes finissent toujours par les quitter,leurs parents par moins leur écrire, leurs amis par lesoublier. On y parle enfin de l’absurdité de la formationmilitaire, qui voit des jeunes entraînés à tuer,puis envoyés en territoire étranger, où la seulechose qui les fait tenir c’est la promesse toujours repoussée de pouvoir enfin tuer un ennemi. À l’issuede la guerre, n’ayant pas eu l’occasion de mettre leurformation en pratique, ils sont tout simplement… renvoyéschez eux. Parfaites machines à tuer, frustrés de ne jamais enavoir eu l’occasion, sans plus aucune attache avec qui que cesoit, ils sont libres comme l’air dans les rues des villesaméricaines. On ne s’étonnera donc pas decertains incidents qui ont eu lieu aux US… Bref, Jarhead est très bien interprété,et est une bonne approche moderne de ce qui avait étéillustré dans Full Metal Jacket. Là où lefilm de Kubrik montre de jeunes gens dépassés par labarbarie de la guerre du Vietnam, le film de Sam Mendes montredes jeunes gens complètement frustrés par une guerre oùils sont complètement inutiles… Note : Discuter de cet article dans les forums. (0 Messages) Si vous avez aimé cet article, vous aimerez peut-être : |
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| Dernière mise à jour : ( 07-12-2007 ) |
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