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Le bûcher des vanités, de Tom Wolfe Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
23-07-2007

lebucherdesvanitesSherman McCoy est un WASP (White Anglo Saxon Protestant, lacaste des dirigeants aux USA, qu’on oppose à toutes les minorités du pays) puret dur, un brillant vendeur d’obligations à qui tout réussit. Roi de la bourse,il possède un appartement sublime dans le plus beau quartier de New-York, unefillette qu’il adore, une femme reine des repas mondains et une maîtresse aussisexy que passionnée.

Un jour qu’il la raccompagne de l’aéroport, les deux amantsse perdent dans le Bronx, et échappent de peu à une tentative de vol. Dans laprécipitation, la femme prend le volant de la Mercedes coupé sport deSherman percute un des deux agresseurs. Ils décident d’un commun accord depasser cette histoire sous silence.

Parallèlement à ça, la tension monte chez les minoritésNew-Yorkaises, et un leadeur d’opinion noir cherche une affaire qui luipermettrait de discréditer le maire en place. Un substitut du procureur qui vitau dessus de ses moyens rêve de célébrité et de gloire. Un journalistealcoolique rêve d’un scoop qui ferait de lui la vedette des journaux de laville.

Evidemment, les destins de tous ces personnages vont secroiser avec pour point central la malchance de Sherman McCoy. Le bucher desvanités, comme son nom l’indique si bien, c’est une satire mordante sur lemilieu new-yorkais à la fin des années 80. Chacun cherche un peu de lumière, unpeu de gloire, un peu de pouvoir, et pour y parvenir est prêt à écraser ce quise mettra sur sa route. McCoy, bouriscoteur mégalo et pédant, servira demarchepied à l’ascension des autres.

L’auteur est très talentueux et passe avec une facilitédéconcertante d’un milieu à l’autre, des sommets de Wall Street aux bas fondsdu Bronx. Le roman n’est pas spécialement facile à lire. C’est un sacré pavé(plus de 900 pages en poche), et l’histoire est longue à se mettre en place. Enplus, en fonction de vos affinités, certains chapitres seront plus durs à lire.Par exemple, les longues pages du début qui décrivent la vie de rêve de Shermanm’ont semblé interminables. Par contre, les tentatives désespérées du substitutde procureur pour attirer l’attention d’une jolie jurée sont passées comme unelettre à la Poste. Maisle style n’est jamais lourd, les descriptions ne durent pas des heures, et l’ensembleest très vivant. Et puis quelle jubilation de voir absolument tout les milieuxnew-yorkais (et par conséquent du monde entier, tant cette ville semble être unréceptacle aux tendances internationales) descendus en flèche, personne n’estépargné. Derrière chaque apparence généreuse, derrière chaque action innocente,se cache souvent cynisme et égoïsme. Il n’y a pas de morale dans ce roman, nevous attendez pas à ce que chacun paie le prix de ses actions.

Bref, un très bon roman, même s’il y a beaucoup de longueurs,qui se lit très facilement malgré son épaisseur !

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Dernière mise à jour : ( 07-12-2007 )
 
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