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Le maître du Haut Château Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
05-05-2008

Le maître du Haut ChâteauVoici un roman que j’ai dévoré en deux jours, et que j’ai trouvé incroyable. C'est fou la mise en abîme que l'écrivain arrive à créer, en grande partie grâce à son talent littéraire. Le maître du Haut Château est souvent cité en exemple quand on parle d’uchronie, genre que l’on pourrait résumer par « que se serait-il passé si ? ».

Le roman raconte un univers dans lequel l'Axe (Allemagne / Italie / Japon) a triomphé sur l'Alliance (Etats-Unis / Angleterre). L'Europe est dominée par les nazis, qui ont pu sans complexe étendre leur politique raciale à jour ouvert. Il n'y a plus que quelques rares juifs par-ci par-là qui se cachent, et l'Afrique est devenue un espèce de réservoir pour leurs expériences inhumaines. On parle même de cannibalisme nazi ! Le Japon, quant à lui, domine l'Asie et le Pacifique. Les Etats-Unis, enfin, sont partagés, entre l'Allemagne pour la côté Est et le Japon pour la côté Ouest.

Différences de culture, différences de gestion, d'un côté le Japon est resté le pays traditionaliste qu'il était avant de perdre la guerre, à base de maîtrise de soi, de ses sentiments, de spiritualité et de sens de l'honneur très poussé. Leur technologie est assez peu avancée, et ils n'en ont pas vraiment besoin, tant ils ont su "dompter" les populations sous leur coupe, qui doivent rester à leur place (c’est à dire très en bas dans l’échelle sociale), en leur imposant leur culture zen.

A l'opposée, le IIIème Reich est une nation technologique et dictatoriale qui laisse la part belle à la science. Au moment où se passe le roman (dans les années 60), les nazis viennent de se poser sur Mars, et parlent d'aller coloniser Venus.

De part et d'autre, le peuple américain en tant que tel n'existe plus vraiment. Leur culture, peu à peu, s'efface devant celle des vainqueurs. Pourtant, un roman, interdit en territoire allemand, et plus ou moins ignoré en territoire japonais, circule sous le manteau. Il raconte l'histoire d'un monde où les Alliés auraient gagné la guerre...

Le maître du Haut Château est vraiment un roman étrange, incroyablement pénétrant. Tout son succès vient de la maîtrise de l'écrivain, qui parvient à rendre terriblement crédible cet univers parallèle. Et donc à nous faire douter. Dans Le maître du Haut Château, l'Axe a gagné, et un roman parle avec un réalisme bluffant de la victoire des Alliés. Dans notre monde, les Alliés ont gagné et un roman parle avec un réalisme bluffant de la victoire de l'Axe. Où se situe la vérité ? Sommes-nous vraiment dans le monde réel ?
Ce qui m'a le plus impressionné dans tout ça, c'est que Philip K. Dick a réussi à vraiment « donner » le monde aux japonais et aux allemands. Ce qui signifie qu'il a créé un univers où les japonais n'ont jamais été vaincus, n'ont jamais été occupés par les américains qui ont tellement influencé leur culture. Car que reste-t-il du Japon traditionnel ? Si peu. Tout ce qu'ils sont, aujourd'hui, ils le tiennent des américains. D'où la difficulté de les repenser en tant que vainqueurs, en tant que culture dominante. Sur ce coup-là, l'écrivain est vraiment génial.
Bref, ce roman est un univers extraordinaire de crédibilité. Ne vous attendez pas à un roman d’action et d’aventure, mais à une description du monde, d’un autre monde. Une terrifiante et très crédible description.

A ne pas lire si vous avez déjà des tendances paranoïaques !

Note : Note-4.gif

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Dernière mise à jour : ( 05-05-2008 )
 
Mutinerie, de Merci Bernard Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
23-04-2008

MutinerieMerci Bernard est un jeune artiste français qui aime un peu toucher à tout.

Avec Mutinerie, il vous propose d’envisager un vulgaire cahier d’écolier sous un œil nouveau. Laissons-lui la parole :

Les pages d’un cahier de brouillon sont constituées d’un austère quadrillage orthonormé. Ces lignes carcérales, rigides, ont souvent pour fonction « d’emprisonner » le tracé manuscrit (et la conscience ?) de l’élève. Ce travail, ludique, répond à la question « que se passerait-il si ces lignes se montaient contre l’ordre, transgressaient la rigidité établie de manière arbitraire ? »

La réponse à cette question est vraiment très bien trouvée !

Mutinerie

Vous trouverez de nombreuses photos de cette révolte des cahiers sur le site son instigateur !

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Dernière mise à jour : ( 23-04-2008 )
 
Voyage aux Pays-Bas - Chapitre 5 Suggérer par mail
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Écrit par Wouzit   
08-04-2008
wouzitvoyageauxpaysbas5
Chapitre 5
Dernière mise à jour : ( 24-04-2008 )
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Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
07-04-2008

Sweeney Todd

Film américain réalisé par Tim Burton et sorti en 2007.

Si l’on exclut les Noces Funèbres, qui n’est pas un film à proprement parler, la précédente œuvre de Tim Burton était le remarquable Charlie et la chocolaterie, sorte de fable colorée, musicale et complètement déjantée. Deux ans plus tard, Burton revient sur nos écrans avec le toujours excellent Johnny Depp, et avec une image sombre et crade telle qu’on l’attend du réalisateur d’Edouard aux mains d’argent.

Dans le Londres de la fin du XIXème siècle, Benjamin Barker a tout pour être heureux. C’est un barbier renommé et talentueux, son affaire marche bien, et sa femme ravissante lui a donné une merveilleuse petite fille dont il est terriblement fier. Hélas, il attire la jalousie du malfaisant juge Turpin qui l’envoie croupir en prison pour voler sa femme.

Des années plus tard, Barker revient à Londres après s’être évadé, avec des envies de meurtre et de vengeance. Il reprend possession de son échoppe où il rencontre Mme Lovett, fabricante de tourtes immangeables, qui lui apprend que sa femme s’est empoisonnée après avoir été violée par Turpin. Prêt à tout pour assouvir sa vengeance, Barker, qui se fait maintenant appeler Sweeney Todd, dégoûté par la ville et ses habitants, reprend du service, en égorgeant tous les clients solitaires ou de passage. Mme Lovett se débarrasse des corps en cuisinant les meilleures tourtes qu’elle ait jamais fait, et se met à rêver d’une vie respectable aux côtés du barbier. Mais ce dernier n’a qu’une idée en tête : faire payer le juge Turpin…

Sweeney Todd - Johnny et HelenaAvant toute chose, ce film mérite un avertissement : Sweeney Todd est une comédie musicale, une vraie, une pure et dure, avec des gens qui chantent dans tous les sens à n’importe quelle occasion. N’allez pas vous imaginer, sous prétexte que Tim Burton a réalisé le film, que vous aurez droit à quelque chose d’autre qu’un film chantant. Non, la griffe de Burton se retrouve partout ailleurs, dans les décors, sombres, crades, déprimants, dans l’allure des personnages, dans la violence des images. D’ailleurs c’est étrange de constater que c’est sans doute le film le plus gore de Burton, avec force de gorge tranchées et d’artères giclantes. Rien ne nous est épargné dans Sweeney Todd, et sûrement pas les massacres à tour de bras des clients du barbier taré.

Donc l’univers de Burton est bien présent, on le sent dès les premières images. Mais dès les premières images, on a droit à des chansons, et c’est là que le bât blesse. Parce que pour apprécier ce film, il faut être fan des comédies musicales à l’ancienne, de Broadway et des grandes envolées lyriques. Johnny Depp s’en sort très bien, la plus surprenante étant sans doute Helena Bonham Carter, mais voilà, ça chante pour n’importe quel prétexte. Ce qui fait que si on n’adhère pas à la chanson à tout va, le film devient insupportable.

A réserver aux amateurs, donc.

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Dernière mise à jour : ( 23-04-2008 )
 
Les paysages japonais fantastiques Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
02-04-2008

Golden Reflection Si vous aimez les belles photos urbaines, vous devez déjà être fan de la San Francisco Daily Photography. Mais peut-être cherchez-vous quelque chose de moins classique ?

C’est ce que propose l’album Flickr Japan HDR. La seule contrainte de ce pool de photos est que chaque cliché doit être pris au Japon, peu importe qu’il ait « l’air » japonais ou pas. Et comme vous pourrez le constater, cette règle est suivie à la lettre. Car au Japon, on ne trouve pas que des jolis temples, des grand buildings ou des Miss Univers

Ainsi, dans cet album, vous trouverez des centaines et des centaines de photos fantastiques, avec un post-traitement très poussé, créant des images complètement artificielles mais très stylées. Le résultat est parfois réussi, souvent intéressant, et toujours surprenant.

Quelques exemples dans la suite de cet article.

Dernière mise à jour : ( 02-04-2008 )
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La sixième colonne, de Robert Heinlein Suggérer par mail
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Écrit par Alex The Ghit   
27-03-2008

sixiemecolonneJe ne sais pas vous, mais moi je suis très fan des grosses bastons intersidérales contre des extra-terrestres belliqueux, comme Le vieil homme et la guerre ou La stratégie d’Ender. Et un des romans les plus illustres du genre est Etoiles, garde-à-vous !, qui a été adapté au cinéma par Paul Verhoeven sous le nom de Starship Troopers. Alors quand l’écrivain de ce roman guerrier écrit de l’uchronie, ça fait plus que m’intéresser : je me jette dessus !

USA, fin des années 40. Après des années de guerre, la grande alliance Panasiatique occupe en vainqueur le territoire américain après avoir rasé le Capitole. Tous les soldats de l’armée des Etats-Unis sont soient morts soient en camps de prisonniers, et l’Amérique doit se plier à l’autorité des asiatiques.

Un peu par hasard, Whitey Ardmore, un ancien publicitaire devenu militaire, est envoyé juste avant la grande invasion dans un camp scientifique ultra secret. L’élite intellectuelle américaine doit y fabriquer des armes secrètes afin de reprendre le dessus sur l’envahisseur. Hélas, à peine arrivé, Ardmore se rend compte que la plupart de ces scientifiques sont morts suite à une expérimentation de l’un d’eux.

Pourtant, c’est avec cette poignée de survivants qu’il décide de fonder la dernière résistance à l’occupant, et de reprendre le destin du continent en mains. Mais pour y arriver, il va devoir ruser et user de toutes les méthodes qu’il pourra imaginer.

Ecrit durant les années 40, le roman met en scène la défaite des Etats-Unis durant la seconde guerre mondiale. Et une demi-douzaine de pseudo militaires est le dernier espoir des USA opprimés et réduits à l’esclavage. Comment reprendre le contrôle du pays contre un envahisseur en surnombre ? Malgré la découverte d’une arme miraculeuse, la force est complètement exclue car vouée à l’échec. Il faut donc trouver une autre voie, et seul un ex publicitaire aura l’imagination nécessaire pour trouver quelque chose de différent.

Je ne vais pas m’appesantir des heures sur ce roman qui franchement… m’a barbé ! Le style est daté, et, seconde guerre mondiale oblige, les asiatiques sont décrits comme des espèces de singes cruels et inhumains. Certains romans restent ancrés dans leur époque, et sont difficilement appréciables sortis de leur contexte. Je pense que la sixième colonne est de ceux-là. Il a quand même le mérite d’imaginer la défaite américaine alors que la guerre commençait juste, et aborder la religion sur un œil critique. Mais ce sont là les seules qualités d’un roman vraiment trop daté.

A réserver aux fans.

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Dernière mise à jour : ( 27-03-2008 )
 
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